Chirac Le jeune loup (1932-1981) Le vieux lion (1981-2006)

Chirac Le jeune loup (1932-1981) Le vieux lion (1981-2006)
France 2 - Politique de Patrick Rotman - Durée : 3H
Cette première partie est consacrée à l’émergence et à la consolidation de l’ambition politique de Jacques Chirac. On parcourt ainsi un demi-siècle, de sa naissance, le 29 novembre 1932 à Paris, dans une famille de la petite bourgeoisie, à son premier échec face à François Mitterrand et Valéry Giscard d'Estaing, au premier tour de l’élection présidentielle de mai 1981. Années de réussites indéniables : ENA, mariage avec Bernadette Chodron de Courcel qui le fait entrer dans la haute société, succès électoraux, et de rares revers. Période de conquête du pouvoir où s’affirment très tôt « son côté Rastignac », comme le dit Olivier Stirn, ancien condisciple de Sciences-Po, et une hyperactivité sans bornes qui le font successivement surnommer par ses proches, « l'hélicoptère », « le bulldozer» , « serre la louche ». Jacques Chirac, conquérant et vorace avance à pas de géant : dix ans de ministères divers de 1967 à 1976, dont celui de Premier ministre du Président Valéry Giscard d’Estaing en 1974. En 1976, Chirac crée le RPR, machine de guerre qui lui permet de conquérir la mairie de Paris. En 1981, il échoue à entrer à l’Élysée mais, à l’occasion de cette campagne présidentielle (sa première), il a réussi à éliminer Giscard d’Estaing. A droite, désormais le champ est libre...
Mai 1981 : François Mitterrand à l’élysée, Jacques Chirac s’impose comme le patron de l’opposition et, grâce à sa fonction de maire de Paris, acquiert une reconnaissance internationale. 1986 : la défaite de la gauche aux élections législatives le mène naturellement à Matignon. Pour deux années d’une cohabitation difficile entre deux fauves de la politique qui multiplient les bras de fer. Mai 1988 : sa deuxième candidature face à Mitterrand à l’élection présidentielle se conclut par une nouvelle défaite et va entraîner Chirac dans ce que ses proches nomment une « vraie déprime ». Touché aussi par la maladie de sa fille, Laurence, certains le voient près d’abandonner la politique. Mais « le buldozer » va redémarrer et, en 1993, face à une gauche à bout de souffle, son parti remporte un succès écrasant aux législatives. Refroidi toutefois par sa première expérience de cohabitation, Chirac envoie à Matignon Édouard Balladur, son mentor. Mal lui en prendra. Les deux « deux amis de trente ans » deviendront des adversaires implacables qui s’affronteront à la présidentielle de 1995. Contre toute atente, Chirac est élu président. Tout-puissant ? Non. La dissolution manquée de 1997 l’entraîne dans une cohabitation de cinq ans avec les socialistes menés par Lionel Jospin. Il va aussi être rattrapé durant tout ce septennat par des affaires judiciaires. Avril 2002 : candidat à sa succession Jacques Chirac, confronté à Jean-Marie Le Pen au second tour, est réélu dans l’unanimité nationale avec 80% des voix. Pour un quinquennat durant lequel il s'effocera de s’affirmer comme la voix d’une France qui veut exister sur le plan international.
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  2019-09-27
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